LOOK WHAT THE CAT DRAGGED IN expo in Hasselt, with Botlek, Daspasfunky, El Neoray & VaGaBundoS this 6/11.
ROCKSER et son tag.
06 11 2009

PAROLE interview for Free way and now for Junknews Tribune. (français, espanol).

Posted by: obetre in Uncategorized

PAROLE interview for Free way. (français, espanol).

Bonjour Parole , je te connais maintenant depuis 7 ans, je suis avec intérêt tes productions artistiques, mais j’ai une question qui me brule les lèvres, pourquoi n’arrêtes tu pas le graffiti alors que tu risques la prison et des amendes immenses ?

Salut, Je suis honoré que tu m’est demandé de participé à cet interview, désolé pour le temps que j’ai pris pour te répondre, mais j’essaie d’écrire avec un maximum de clairvoyance, même si je crois que je dévie souvent dans l’abstraction, Je n’ais encore jamais écrit de textes pour un magazine, et je suis heureux que ma première fois soit imprimé et diffusé en Uruguay.
Répression !Aujourd’hui encore, dans de très nombreux pays et villes, les auteurs de graffitis risquent plus de peines qu’un criminel qui fait vraiment beaucoup de mal, aussi bien physiquement que psychologiquement. D’ailleurs c’est le système qui est le criminel et crée des criminels. C’est le système qui nous agresse les yeux/l’esprit à coup d’horribles publicités, de néons, de«sans argent tu n’es rien». Le système capitalistes et ses initiatives d’extraterrestres qui n’en ont rien à faire de la voix du peuple. Il y’a bien plus violent que les tags dans les paysages urbains. Il y’a les cameras, les puces électroniques, les voitures, les sirènes/klaxons, les policiers et vigiles partout, des barbelés, des gsm/gps, des gens qui parle sur/de facebook et de leurs amis virtuels. La pollution ne vient pas de la peinture. je suis heureux de voir des ouvertures dans les villes, grâce à des interventions (traces, inscriptions, racines/plantes) d’un humain, d’un animal, de la nature sur ses bâtiments architectures sous contrôle. J’aime les villes, mais je m’y ferais jamais. Je sais que j’ai beaucoup à perdre, mais ce n’est pas un choix si je tague, c’est plus qu’une drogue thérapeutique, une libération de soi dans un contexte globale, Le reflet métamorphosé de tous se qu’on nous écrit dans nos têtes. Je taguais, je tag, et je verrais.
Le graffiti me permet de voir des choses, des sensations qu’aucuns supports/surfaces ou domaines puisse me donner. Je place l’acte du graffiti à un niveau théosophique, je n’appartiens à aucune religion, ce que je veux dire c’est que je crois aux énergies de la vie, aux signes de la nature. Il y a du sacré et du spirituel dans l’écriture et aussi dans l’action de l’inscrire avec adrénaline dans la rue, sur les toits, dans les endroits dit intouchables, dans des lieux et surfaces qui dérangent. Je me suis calmé, mais la rue est pour moi l’essentiel reflet de la société, elle nous appelle, elle nous crie « dites ce que vous avez à dire, y’a de la place pour tout et pour tous ». Je resterais toujours très sensible et réactionnel à se qui s’y passe. Transgressé le temps par des balades bucoliques discursives. Le graffiti prend une place énorme dans ma vie, mais pas plus que ma croyance pour l’amour et l’art, pas plus que ma foi pour la femme et l’homme. Je suis révolté que la priorité de la justice soit la propriété prive et non l’homme, pénalisé au lieu de socialisé. Inscrire quoi que se soit à l’extérieur reste un acte politique vu qu’on nous l’interdit, et j’aimerais bien que les choses changent, c’est pour çà que je continue. Résistance!

Ces derniers jours tu m’a souvent parlé du philosophe Deleuze que penses tu qu’il dirait en voyant un de tes tags dans les rues de Bruxelles ?

Je pense que s’y il était encore en vie, il aurait peu être été interpellé par l’idée du mot que j’écris et par la manière sauvage d’inscriptions dans les villes. C’est un monsieur qui je sais, ne dira pas : ”graffiti est égale incivilité, criminalité, insécurité”. Mais je vais mettre ta question dans l’autre sens, pourquoi mon tag s’intéresse à la philosophie de Deleuze ?
J’aime beaucoup Deleuze et sa manière de voir le monde et la vie .
Philosophiquement il m’apprend des choses, et je pense trouver des concepts, des idées, intimes et d’autres que j’essaie de partager, ou même d’autres que j’oublie mais qui restent absorbés en moi. Des idées par le tag, celui que j’offre, et aux tags que l’on nous donne, un acte de générosité, une bel héritage. Le tag donne une écriture à une minorité qui n’en a pas, et la minorité offre des tags, puisque sans eux il n’existerait pas ou plutôt ne deviendrais pas. Mon tag à eu des soucis avec la police, mais reste plus que jamais en vie, il résiste, lutte, une création éphémère, un geste éternel, un questionnement avec pas mal de réponses aussi. J’ai encore beaucoup à apprendre de moi même, du monde et du graffiti. Ca manque surement de théoriciens dans le graffiti, et je pense que l’homme, le tag, et mon boulot aussi, ont besoin de se nourrir de domaines enrichissant, car la connaissance est une arme qu’il faut savoir véhiculer avec un maximum de responsabilités, d’espoirs et d’émotions.

Et que penses tu qu’il dirait en voyant un de tes tags exposés en galerie ?

Je ne vois pas comment répondre à çà, heureusement chacun à un regard critique différent par rapport à tout ce qui nous entourent et tout ce qui est en nous. Peut on appelé tag ce que je présente en galerie, peut on appelé calligraphie une écriture sauvage qui fait immersion dans la rue. Personnellement, je pense peut être pas avoir trouvé des concepts aussi fort que les peintres impressionnistes, que Deleuze admire pour leurs dons de peindre la lumière, et de créer des concepts/percepts très concrets. Je suis un artiste autodidacte qui a un certaine vision du monde dans lequel on vit, et ce que je représente dans mes tableaux je le fais avec selon ce que je sais et ce que j’ai. Mes travaux sont les ombres de mes écritures urbaines sous une autres perception, le reflet de mon surnom illégale, un anagramme qui devient en quelque sorte un logogramme, c’est un mot qui devient poésie, une poésie qui devient un tag, un nom qui pose des questions.
un style et un procédé qui vie et vient de l’extérieur, un écriture qui d’habitude se fait cracher dessus quand elle atteint la propriété privé, mais qui dans un cadre est moins inquiétante, puisque enfermée. Mon but aujourd’hui n’est pas de faire un spectacle agréable que pour les yeux , tous les jours j’essaie de trouver de l’espoir et du sens à mon travail, d’être plus revendicatif, pas forcement d’actualité, mais plus de vérités et d’émotions. Toujours trouver les moyens de m’étonner, ne jamais produire deux fois la même chose. Actuellement je travaille sur des grandes feuilles avec de l’encres de chine où les tracés se libèrent des contraintes du signifiant, mes lettres deviennent illisibles pour trouver une force d’intensité et de visibilité. Je tag pour voir. J’essaie vivre de ma passion tout en restant fidèle à mes convictions, car je pense que diffuser l’art est quelque chose de positif pour les gens, cela est bon pour l’humain, cela réveille et nous fait rêver.

Tu as voyagé et œuvré dans de nombreux pays d’Europe et d’Afrique et tu t’apprêtes maintenant à partir en Équateur, que rêve tu d’y faire ?

Je suis heureux de découvrir un tout petit morceau d’Amérique du sud, Je pense que j’irais me faire de belles promenades, errer, aller à la rencontre, me laisser aller tout en restant aux aguets. j’essaie d’oublier mon nom, l’anonymat peut donner quelque chose de puissant, plus généreux, moins complexé ou moins centré sur moi même, plus revendicatif, plus mystérieux, et je pense que ca peut donner plus de curiosité/créativité/imagination aux gens. Interventions spontanées «Au jour Le jour» in situ. Je verrais bien sur place les endroits et thèmes qui m’interpelleront pour opéré une catharsis graphique, ou même de dansez et chanter avec les habitants ! Des improvisations créatrice d’un enfant sauvage. Mais bon, je suis un amoureux des tags et de leurs courtes vies dans des endroits impensables, j’en ferais quelques uns !.Mais t’inquiète je te ferais une dédicace !

Aurais-je oublié une question importante à te poser ?

Non!

Quelques mots pour les lecteurs uruguayens?

L’utopie est quelque chose de nécessaire. Se feliz. Protégeons et partageons nos rêves. Dont give up the fight!

Un tout grand merci.

¿ Buenos días Parole , te conozco ahora desde hace 7 años, observo con interés tus producciones artísticas, pero tengo una pregunta que me quema los labios: por qué no paras de hacer graffiti sabiendo que arriesgas penas de prisión y multas inmensas?

Hola , Me honra que me hayas pedido que participe en esta entrevista, discúlpame por el tiempo que tomé para responderte, pero trato de escribir con un máximo de clarividencia, aunque creo que a menudo derivo en la abstracción. Nunca he escrito textos para una revista, y estoy feliz que mi primera vez sea impresa y difundida en Uruguay.
¡ Represión! Todavía hoy, en muchos países y ciudades, los autores de graffiti arriesgan más penas que un criminal que verdaderamente hace mucho mal, tanto físicamente como psicológicamente. Por otra parte es el sistema el criminal y crea criminales. Es el sistema que nos agrede los ojos/la mente a base de publicidades horribles, a base de neones, de ” sin dinero no eres nada “. El sistema capitalista y sus iniciativas de extraterrestres a las que no les importa la voz del pueblo. Hay cosas mucho más violentas que los tag en los paisajes urbanos. Están las cámaras de vigilancia, los chips electrónicos, los coches, las sirenas/bocinas, los policías y los vigilantes por todas partes, alambrados, celulares/gps, gente que habla sobre/de facebook y de sus amigos virtuales. La polución no viene de la pintura. Soy feliz al ver aperturas en las ciudades, gracias a las intervenciones (rastros, inscripciones, raíces/plantas) de un humano, de un animal y la naturaleza sobre los edificios, arquitecturas bajo control. Me gustan las ciudades, pero jamás me acostumbraré. Sé que tengo mucho que perder, pero no es una elección hacer tags, es más que una droga terapéutica, una liberación de si mismo en un contexto global, El reflejo metamorfoseado de todo lo que se nos escribe en nuestras cabezas. Tagueaba, tageo, y veré.

El graffiti me permite ver cosas, sensaciones que ningún soporte/superficie o campo puede darme. Coloco al acto del graffiti en un nivel teosófico, no pertenezco a ninguna religión, lo que quiero decir es que creo en las energías de la vida, en los signos de la naturaleza. Hay algo sagrado y espiritual en la escritura y también en la acción de inscribirlo con adrenalina en la calle, sobre los tejados, en los lugares que se dicen intocables, en lugares y superficies que molestan. Me calmé, pero la calle es para mí el esencial reflejo de la sociedad, nos llama, nos grita ” digan todo lo que tengan para decir, hay suficiente espacio para todo y para todos”. Seré siempre muy sensible y reactivo a lo que pasa en la calle. Transgredir el tiempo con paseos bucólicos discursivos. El graffiti ocupa un espacio enorme en mi vida, pero no más que mi creencia en el amor y en el arte, no más que mi fe en la mujer y en el hombre. Me hace rebelarme que la prioridad de la justicia sea la propiedad privada y no el hombre, penalizado en lugar de socializado. Inscribir lo que sea afuera es siempre un acto político visto que se nos lo prohíbe, y me gustaría mucho que las cosas cambiaran, es para eso que continúo. ¡ Resistencia!

¿ Estos últimos días me hablaste a menudo del filósofo Deleuze. Que piensas tú que diría si viera uno de tus tags en las calles de Bruselas?

Pienso que si todavía viviera, quizás habría sido interpelado por la idea de la palabra que escribo y por la manera salvaje de las inscripciones en las ciudades. Es un señor que sé, no diría: ” graffiti es descortesía, criminalidad, inseguridad “. ¿ Pero voy a poner tu pregunta en el otro sentido, por qué mi tag se interesa por la filosofía de Deleuze?
Me gusta mucho Deleuze y su manera de ver al mundo y a la vida.

Filosóficamente me enseña cosas, y pienso encontrar conceptos e ideas íntimos y otros que trato de compartir, otros que olvido pero que quedan en mí. Ideas por el tag, el que ofrezco, y a los tags que se nos da, un acto de generosidad, bella herencia. El tag da una escritura a una minoría que no la tiene, y la minoría ofrece tags, ya que sin ellos no existiría o más bien que no devendría. Mi tag ha tenido problemas con la policía, pero sigue en vida y más que nunca, resiste, lucha, una creación efímera, un gesto eterno, un interrogatorio con bastantes respuestas también. Todavía tengo que aprender mucho de mí mismo, del mundo y del graffiti. Faltan seguramente teóricos en el graffiti, y pienso que el hombre, el tag, y mi trabajo también, necesitan alimentarse de campos que enriquecen, porque el conocimiento es un arma que hay que saber transportar con un máximo de responsabilidades, de esperanzas y de emociones.

¿ Y qué piensas que diría viendo uno de tus tags expuestos en galería?

No veo cómo responder a eso, afortunadamente cada uno tiene una mirada crítica y diferente con relación a todo lo que nos rodea y todo lo que está en nosotros. ¿Podemos llamar a lo que presento en galería tag? ¿se puede llamar caligrafía a una escritura salvaje que emerge en la calle? Personalmente, pienso no haber encontrado conceptos tan fuertes como los de los pintores impresionistas que Deleuze admira por sus dones de pintar la luz, y de crear conceptos/preceptos muy concretos. Soy un artista autodidacta que tiene une visión personal del mundo en el que vivimos, y lo que represento en mis cuadros lo hago con según lo que sé y lo que tengo. Mis trabajos son las sombras de mis escrituras urbanas bajo otra percepción, el reflejo de mi sobrenombre ilegal, anagrama que se hace un logograma, es una palabra que se hace poesía, una poesía que se hace tag, un nombre que hace preguntas.
Un estilo y un procedimiento que vive y viene de afuera, escritura a la que escupen habitualmente cuando toca la propiedad privada, pero que en un cuadro es menos inquietante, ya que encerrada. Mi fin hoy no es solamente hacer un espectáculo agradable para los ojos, cada día trato de encontrar la esperanza y un mensaje en mi trabajo, de ser más reivindicativo, no necesariamente de actualidad, pero más respecto a verdades y emociones. Siempre encontrar los medios de asombrarme, jamás producir dos veces la misma cosa. Actualmente trabajo en grandes hojas con tinta china donde los trazados se liberan de las limitaciones del significante, mis letras se vuelven ilegibles para encontrar una fuerza de intensidad y de visibilidad. Hago tag para ver. Trato de vivir de mi pasión siendo fiel a mis convicciones, porque pienso que difundir el arte es algo positivo para la gente, esto es bueno para el humano, esto despierta y nos hace soñar.
¿ Viajaste y creaste en numerosos países de Europa y de África y estás a punto ahora de irte a Ecuador, que sueñas hacer allí?

Estoy feliz porque voy a descubrir una pequeñita parte de América del sur, pienso que iré a hacer bellos paseos, errar, ir al encuentro, abandonarme quedándome al acecho. Trato de olvidar mi nombre, el anonimato puede dar algo poderoso, más generoso, menos acomplejado o menos centrado en sí mismo, más reivindicativo, más misterioso, y pienso que puede dar más curiosidad/creatividad/imaginación a la gente. Intervenciones espontáneas “Al día” in situ. Veré allá los lugares y los temas qué me interpelarán para operar una catarsis gráfica, ¡o para bailar y cantar con los habitantes! Improvisaciones creadoras de un niño salvaje. Pero bueno, soy un enamorado de las tags y de sus vidas cortas en lugares impensables, ¡haré algunos! Pero no te inquietes ¡te haré una dedicatoria!

¿ He olvidado alguna pregunta importante que hacerte?

No!

¿ Algunas palabras para los lectores uruguayos?

La utopía es algo necesario. Se Feliz. Protejamos y compartamos nuestros sueños. ¡ Don’t give up the fight!
Muchas gracias Parole.

This entry was posted on Friday, November 6th, 2009 at 2:49 pm and is filed under Uncategorized. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

2 Responses to “PAROLE interview for Free way and now for Junknews Tribune. (français, espanol).”
  1. r-v says:
    November 6th, 2009 at 5:19 pm - Edit

    ça manque de photos, ou d’un lien vers des photos… snif

  2. bukmacher says:
    November 15th, 2009 at 11:18 pm - Edit

    great post,lot of informations,hep a lot,thanks

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