Siempre y siempre, y no está por cambiar, se persigue al tag, se lo asocia al vandalismo, al crimen de degradación, a la bobada adolescente y machista del hombre occidental. Conocen la canción: los tags son como el pis de los perros. Son feos, ensucian, no se entiende nada… hay que hacer que los taggers paguen y si siguen o no pueden pagar que vayan presos.
Heme aquí en japón desde hace un mes, peregrinando. Obetre está de visita, sigue taggeando y estudiando el graffiti en todas sus formas.
En todas sus formas dije bien… la cultura japonesa se asocia al sintoísmo, al budismo, al taoísmo, a las religiones animistas, al confusionismo y a una pizca de cristianismo, y todo esto se pasa por la licuadora en un país capitalista con olor a socialista. El comunitarismo está invadido por un profundo nacionalismo. He aquí muchos ismos para dar parte de una observación: en el corazón mismo de los templos, lugar sagrado y milenario, respetado al más alto nivel, monumento catalogado por la unesco… los japoneses practican el tag. Y sosténgase fuerte, es un acto de respeto, de comunión, de creencia, hacia los dioses, los santos, los monjes y sus instituciones. Los turistas y peregrinos afluyen hacia esos templos, pero solo los más fervientes creyentes y los más equipados van a dejar una huella preciosa, simbólica y espiritual a la vez: OFUDA. Son esos miles de stickers que pegan a las paredes mismas del templo, son esos miles de piedras, de piezas de madera, de papeles, de telas que son taggeadas y depositadas en los templos. Dejar su OFUDA es existir y luego desaparecer fundiéndose a la naturaleza. Ofuda es el acto material que acompaña la piedra inmaterial.
Extraña paradoja la de borrarse, desaparecer dejando la marca de su pasaje.
Extraña realidad el que nunca hayamos intentado ver en los tags de Montevideo, de Bruselas o de Tokyo la prueba de que los taggers aman a su ciudad, la respetan más que nadie. Que los taggers de Sao Paulo se pasean en la ciudad como en un templo preciado, que rezan cada vez que taggean los muros de la ciudad.
Que los taggers viajan en el mundo, de ciudad en ciudad, de barrio en barrio, de calle en calle, como los peregrinos en búsqueda de un despertar espiritual, de conexión con el universo, de armonía con el mundo.
A buen entendedor y al KNCR mis sinceros saludos desde FUKUOKA city, JAPON el 10/05/09
OBETRE aka オベス。
Encore et encore, et c est pas pres de changer, le tag est persecute, associe au vandalisme, au crime de degradation, a la betise adolescante et machiste de l homme occidental. Vous connaissez la chanson : les tags c est comme le pipi des chiens… c est moche, ca salit, on y comprend rien.. on doit faire payer les taggeurs et s ils continuent ou s il peuvent pas payer, qu ils aillent en prioson.
Depuis un mois, me voila au japon, en pelerinage. Obetre est en visite, il continue de tagger et d etudier le graffiti sous toute ses formes.
Sous toutes ses formes j ai bien dit… la culture du japon s’associe au shintoisme, au buddhisme, au taoisme, aux religon animistes et au confusianisme, et a un soupcon de christianisme, le tout passe au mixer… dans un pays capitaliste a l odeur socialiste. Le communautarisme est enprain d un profond nationnalisme. Voici beaucoup de isme pour vous faire part d une observation : au coeur meme des temples, lieux sacre millenaire, respecte au plus haut point, monument classee par l unesco… les japonais pratique le tag. Et tenait vous bien c est la un acte de respect, de communion et de croyance envers les dieux, les saints, les pretres et leurs institutions. Les touristes et pelerins affluent dans ces tembles, mais seuls les plus fervant des croyants et les mieux equipes vont y laisser une trace precieuse, symbolique et spirutuelle a la foix : OFUDA . Les Ofuda se sont ses milliers de sticerz qui sont colles sur les parois memes des temples, ce sont ces milliers de pierres, de morceaux de bois, de papiers, de tissus qui sont tagges et deposes dans les temples. Laisser son Ofuda, c est exister puis disparaitre le temps de se fondre dans la nature. Ofuda cest l acte materiel qui accompagne la priere immateriel.
Etrange paradoxe que de s effacer, de disparaitre tout en laissant la marque de son passage.
Etrange realite que l on ait jamais tente de voir dans les tags de Montevideo, de Bruxelles ou de Tokyo la preuve que les taggeurs aiment leur ville, la respecte plus que quiconque. Que les taggeurs de Sao Paulo se balladent dans la ville comme dans un temple precieux, qu ils prient a chaque foi qu ils vont tagues le murs de la ville. Que les taggeurs voyagent au monde, de ville en ville, de quartier en quartier, de rue en rue comme des pelerins en quete d eveil spirituel, de connection avec l univers, d harmonie avec le monde.
A bonne entendeur et au KNCR mes sinceres salutations distinguees depuis FUKOKA city, JAPON le 10/05/09.
OBETRE. aka お べ す 。






October 18th, 2009 at 7:32 pm - Edit
si j ai bien compris y a plus qu a attendre quelque centaines d années pour que l on foute la paix aux gens qui voudraient s exprimer dans la rue
October 26th, 2009 at 8:36 am - Edit
Je ne suis pas sur que ceci s’applique a tous les tagger. En tout cas c’est une conception intéressante de la relation à son lieu de culte… et ça fait voyager!